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Témoignage sur le traitement de la sclérose en plaques

L'autre voie

Il n'y avait pas de lumière au début. Il n'y avait que du désespoir et un sentiment d'impuissance quand ma femme a appris qu'elle était atteinte de SEP il y a plus de 9 ans à la clinique du Dr Horst Schmidt.

Peu de temps après, on lui a proposé de choisir entre trois médicaments. Le choix s'est porté sur Avonex. Cela nous a semblé le moindre mal, car l'injection ne devait être faite qu'une fois par semaine.

Aujourd'hui, je pense que si j'avais su ce que je sais aujourd'hui, jamais je ne lui aurais administré ce poison (un conseil à ce sujet : le documentaire "The Living Proof"), parce ce que sur les effets néfastes à long terme, les médecins ne vous disent rien.
C'est moi qui lui faisait les injections. elle n'en était pas capable.Des larmes de douleur à cause des crampes musculaires lors de l'injection, avec des saignements au point d'injection, et ensuite trois jours passés au lit avec une pseudo-grippe étaient la règle.

Chouette ! Un injecteur nous a été fourni par une infirmière spécialisée pour la SEP. Nous en étions heureux et l'ont concidéré comme une aide.
Nous étions si naïfs, si confiants en la médecine. Nous ne savions pas ce qui en était et nous avons confié la  responsabilité de sa santé à d'autres.
L'état de santé de ma femme s'est dégradé de plus en plus. Le nombre de jours de grippe a diminué, le nombre de médicaments a augmenté et sa vitalité ainsi que l'endurance et la capacité de marcher ont, elles aussi, diminué.

Deux ans après le diagnostic, à Noël, j'ai encore une phrase de ma femme en tête.En larmes, elle a dit : "Le Père Noël exauce les vœux, n'est-ce pas ? Peut-être pourra-t-il me rendre la santé?" Bien sûr, nous ignorions la signification que prendrait plus tard cette phrase désespérée.
D'abord, elle a été placée en incapacité de travail complète .
Puis, l'espoir est revenu. Un nouveau médicament ! Plus d'injections, une capacité à la marche préservée, au moins chez une majorité de patients selon un reportage télévisé. Le médicament s'appelait Tecfidera.
Puis, quelque temps plus tard, nous avons déménagé dans un immeuble avec ascenseur, adapté aux personnes handicapées.

Monter les escaliers était devenu difficile et dépendait fortement de sa forme journalière.
Nos deux enfants ont grandi, le stress a augmenté encore et les globules blancs ont fortement diminué. C'est ce que notre médecin de famille nous a appris lors d'un appel en urgence.
 A cette époque, je m'intéressais déjà beaucoup à la médecine et je suivais des cours à distance.
Le neurologue a ordonné l'arrêt de Tecfidera. Nous nous sommes sentis sans défense. Il n'y avait plus de médicament pour la protéger.

J'ai consulté Google en pensant :
 " J'ai lu un jour un article sur une interview, quelque chose avec de la vitamine D3 ".
Nous l'avions déjà essayé et nous avions pris 10 000 UI par jour suite à un article que j'avais lu à propos d'une étude en Écosse.
Sur le site du Dr Schweikart, j'ai finalement trouvé l'interview avec le  docteur Coimbra. Je l'ai relue plusieurs fois. Avec les connaissances médicales que j'avais à ce moment- là, tout cela me semblait sensé et logique.
Maintenant tout ce qu'il me restait à faire était d'en convaincre ma femme. Je lui ai parlé de mon projet de commencer le protocole Coimbra. Sa réponse a été: "Oui, voyons comment cela se passera".

Les recherches ont donc recommencé, car la page en allemand sur le protocole Coimbra n'existait pas encore à l'époque.
 Divers appels téléphoniques à des médecins en Allemagne qui prétendaient travailler avec de la vitamine D n'ont abouti à rien. Personne ne connaissait le protocole Coimbra.
Je me suis remis à chercher des pages sur ce protocole en allemand.Je n'ai rien trouvé à part un chatt dans un groupe. C'est là que j'ai vu le nom du docteur Reichert à Gräfelfing près de Munich.
Le lendemain, très curieux et excité, j' ai téléphoné à son cabinet.  Après avoir eu la confirmation que le protocole  Coimbra y était bien proposé, j'ai demandé à l'assistante du médecin : "Dites, est-ce que ça marche vraiment aussi bien que ce qui est dit dans l'entretien? " Mais oui, ma foi!" m' a-t-elle répondu avec un bel accent bavarois.
Lorsque j'ai raccroché àpres cet appel, les larmes ont coulé sur mon visage. Hope! De la lumière au bout du tunnel! Et cette fois-ci ce n'était pas celle d'un train.
Une nouvelle porte s'est ouverte. Il y avait trois longs mois d'attente pour un rendez-vous à Munich au mois de mai.
Entre-temps, nous sommes allés voir le docteur Mangen au Luxembourg, compte tenu du délai important qu'il y avait à Gräfelfing.
Quelques jours seulement avant notre visite, le docteur Mangen était rentré du Brésil où il avait suivi la formation pour devenir médecin du protocole Coimbra.
 Le médecin  assis en face de nous était visiblement très impressionné par ce qu'il avait vu et appris au Brésil.Il nous a parlé de façon détaillée et intéressante du professeur Coimbra, des patients qu'il avait vus, des études qu'il a pu consulter et dont la plupart ne pourraient pas être publiées. Quand il a parlé des études de cas qu'il avait découvertes grâce à des photos et des vidéos, ainsi que de sa consultation des dossiers et des entretiens avec des patients auxquels il avait assisté, son enthousiasme était palpable.

Nous étions tout feu tout flamme. Tout ce que nous avions lu dans l'interview avait paru logique. Mais à ce moment-là, nos dernières réticences se sont estompées.
Maintenant, nous savions tout sur le protocole et les examens de sang etc. qui étaient nécessaires.
 Jusqu'à ce que nous ayons réuni tout ce dont nous avions besoin, quelques semaines ont passé. Nous avons eu des discussions avec des médecins qui ne nous ont rien apporté.
En mai 2017, nous étions à Munich avec le Dr Reichert. Ma femme avait souhaité le voir parce qu'il avait plus d'expérience. Il s'est vite rendu compte que nous avions déjà toutes les connaissances sur le protocole ( moi au moins). Il a dit : "Je n'ai plus besoin de vous expliquer quoi que ce soit ou de vous encourager à commencer le protocole. Vous êtes très bien informés".
-"Oui, nous ne demandons que de commencer."
Ainsi, tout a commencé. Les journées sont devenues de plus en plus lumineuses et ma femme a ressenti un premier regain d'énergie. Wow.......
Elle n'était plus au lit lors de mon retour du travail, ce qui avait souvent été le cas dans le passé, à cause de son épuisement et de sa douleur.
Puis, un autre  décision importante a été prise.
"Je n'ai plus besoin de ces médicaments ", a-t-elle dit. Elle a fait la douloureuse expérience que certains d'entre eux devaient être arrêtés progressivement. Cette expérience devait rester le seul revers que nous ayons connu jusqu'à présent.
 Nous n'avions espéré qu'une stabilisation de la SEP. Mais il y a eu tant d'améliorations! Sa qualité de vie a augmenté dans une mesure inespérée.

Tout cela a été confirmé lors de notre deuxième rendez-vous avec le docteur Reichert après un an de protocole Coimbra. Quand il nous a cité la liste des troubles et des gênes que ma femme avait énumérés lors de son premier rendez-vous, nous nous sommes rendus compte qu'environ 90 pour cent de ses symptômes avaient disparu. Nous avons alors pris pleinement conscience que nous avions fait le bon choix. En revanche, l'ascenseur a été  rarement utilisé et aujourd'hui encore, ma femme monte l'escalier à pied.

Depuis le début, ma femme ne prend que la version de base du protocole Coimbra, c'est-à-dire la vitamine D3, le magnésium et la vitamine B2.  Nous savons maintenant qu'il est plus important de vivre de façon équilibrée, de réduire le stress et d'avoir un partenaire qui vous soutient plutôt que de prendre beaucoup de choses.
Les modifications du mode de vie et de nutrition qu'impliquent le protocole ne sont pas si simples.
Cela demande de la persévérance et beaucoup de discipline, ce qui, à lui seul, peut entraîner un sentiment de privation et donc du stress. Si on prend en plus beaucoup d'autres compléments alimentaires, et qu'on doit faire attention à ce qu'on peut prendre quand et avec quoi, cela conduit inévitablement au stress, une chose vraiment contre-indiquée par le docteur Coimbra. A cause du stress, le taux de parathormone (PTH), si surveillé dans le cadre du protocole, augmente inutilement (Citation du blog germanophone "Coimbraprotokoll" :
" Un taux de PTH élevé indique que la vitamine D  active n'est pas bien transportée vers le noyau cellulaire).
En plus, les résultats du protocole ne viennent pas principalement de tous les cofacteurs.
 Et si jamais vous ressentez un effet indésirable, il sera difficile de savoir lequel des nombreux compléments alimentaires pourrait en être la cause. Cela  rend la situation encore plus stressante. C'est au moins notre avis sur les compléments alimentaires qui sont prescrits en plus.

Donc, un facteur énorme est d'éviter le stress. Encore aujourd'hui, il atteint ma femme sur le plan physique.
Notre progéniture avec ses problèmes liés à la scolarité, la puberté, les disputes, y contribue de façon considérable, mais il y a également  les autres facteurs de stress dans la vie quotidienne. Tout cela fait augmenter le taux de PTH. Les troubles et les douleurs anciens réapparaissent alors. C'est d'ailleurs cela qui a rendu difficile l'évaluation de  la bonne dose de vitamine D3, même si elle n'a jamais été beaucoup modifiée.
Néanmoins, tout allait de mieux en mieux et non plus de pire en pire. J'ai enfin été libéré de ce terrible sentiment d'impuissance, de ne rien pouvoir faire à part la regarder mourir à petit feu et d'en désespérer.
J'en ai vraiment pris conscience lorsque ma femme, après dix mois de protocole, s'est rendue seule en voiture à une réunion d'anciens élevés de son lycée à 600 kilomètres de chez nous et y a aussi passé la nuit.

Aussi beau que cela puisse paraître, ma femme ne doit pas oublier qu'elle n'est pas en bonne santé. Elle est encore obligée de bien ménager son énergie. Sinon, il y a des jours où elle est épuisée et la douleur presque oubliée revient.

Au cours de la première année du protocole, il y avait  souvent des hauts et des bas. Mais cela n'est pas comparable à ce que nous avions vécu auparavant.
Après un an et demi de traitement, ma femme a voulu essayer de rouler en trotinette. Nous avons donc acquis un modèle de couleur néon de la marque Kostka. J'étais déjà un pratiquant de trottinette enthousiaste. Il faut savoir que ce sont des trotinettes pour adultes avec deux roues de taille différente. Dans notre cas, 26 pouces à l'avant et 20 pouces à l'arrière. Cela n'a rien à voir avec une trotinette  pour enfants, car dans les descentes on peut  atteindre  une vitesse de 50 à 60 km/h. À pratiquer  seulement avec un casque ! La conduite en est bien plus épuisante que celle d'un vélo. Nous avons effectué un premier trajet aller-retour et elle a parcouru 4 kilomètres. J'en suis resté sans voix.

Seulement deux mois plus tard, juste avant Noël, le médecin du protocole a confirmé qu'elle était en rémission. C'était le plus beau cadeau de Noël. Merci cher Père Noël !
Aujourd'hui, ma femme parcourt jusqu'à 15 kilomètres en trotinette. Il y a deux ans, cela n'aurait pas été envisageable, encore moins de parcourir les 15 kilomètres en une heure et 30 minutes. D'ailleurs, la trotinette est un sport que tout le monde devrait essayer au moins une fois, quel que soit sa forme physique. Les trotinettes sont d'ailleurs utilisées aussi en rééducation.   Ce sport est également très bénéfique dans le cadre du  protocole. On  doit y utiliser une plaque vibrante, un trampoline ou faire de la course à pied pour prévenir la perte de densité osseuse. Le mouvement de l'ensemble du système musculo-squelettique sur la trotinette, ainsi que l'impact du changement de jambe sont parfaits pour cela. En plus, c'est très amusant.

La situation de ma femme  aujourd'hui :

  • Elle tolère à nouveau le soleil.
  • Aucune nouvelle lésion à l'IRM
  • Toutes les valeurs sanguines sontdans la norme (sauf celle de D3 bien sûr)
  • Aucun médicament La distance de marche a facilement décuplé.
  • Plus de fatique.
  • une bien meilleure motricité
  • une meilleure concentration beaucoup plus de force et d'endurance
  • Sa vessie ne l'embête plus.

Et bien sûr il y a la rémission, c'est-à-dire l'arrêt de la progression.

Donc notre conclusion après plus de deux ans de protocole :
- C'est incroyable!


Merci et encore merci  au docteur Coimbra.
Merci, Christina Kiening, de nous avoir fait connaître le protocole et de l'avoir introduit en Allemagne.
Merci au docteur Reichert d'avoir suivi Mme Kiening et de si bien appliquer le protocole.
Merci l'internet!

PS

Ma femme va toujours à la clinique de la douleur, où elle était une cliente régulière. Mais maintenant, c'est seulement pour raconter aux médecins intéressés comment elle va. Les médecins le lui ont demandé car ils  ont vu le changement chez elle et ils en ont été impressionnés. Ils sont également allés à un congrès l'année dernière à Francfort dont ma femme leur avait parlé et où le Dr Coimbra a présenté sa thérapie.

PPS

Nous sommes devenus des pourfendeurs du protocole Coimbra. Je suis souvent en route pour accorder des pianos. Ainsi, je suis souvent chez des gens qui ont un doctorat. Dans la conversation avec les clients, j'essaie de savoir s'il s' agit d'un doctorat en médecine. Le cas échéant, je leur parle du protocole Coimbra, bien entendu. La majorité d'entre eux est hélas très sceptique.Mais quand je leur parle de la preuve vivante que nous avons à la maison, cela change souvent. L'un ou l'autre (environ 20 à 30 %) se met à prendre des notes et à poser des questions. C'est exactement ce que je fais quand j'entends parler de certaines maladies par d'autres personnes. J'ai donc déjà pu convaincre un certain nombre de personnes du protocole. Aussi quelques médecins souhaitent être formés maintenant.
 Cela vaut donc largement la peine d'essayer le protocole Coimbra.
Merci de m' avoir avoir lu, puisse mon témoignage être utile à certains.


S.B.